Objets connectés dans la santé : la sécurité des données

Site Web La Santé Connectée

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Alors que la majorité des Français souhaitent que les objets connectés s’intègrent davantage dans le secteur de la santé, la fiabilité des données de santé circulant sur ces différents objets laisserait encore à désirer, du moins selon les différentes études qui ont été réalisées. En effet, ces divers objets connectés liés à la santé comporteraient encore de nombreuses failles de sécurité.

Des failles de sécurité subsistent…

Bracelets, t-shirt, balance, lunettes, fourchette, brosse à dents, lentilles de contact, biberon… les objets connectés santé commencent à gagner le quotidien des Français, dont un quart en possèdent déjà au moins un. Selon les estimations des experts, il y aurait quelques 200 milliards d’objets connectés dans le monde, d’ici 2020.
Il n’est pas étonnant que les industriels investissent de plus en plus dans le secteur de la e-santé, d’autant plus que trois quarts des médecins plébiscitent l’autodiagnostic et la participation du patient dans le processus de traitement et de suivi. L’on estime que 1,3 millions de vies pourraient être sauvées grâce aux objets connectés santé, d’ici l’horizon 2020 ! Toutefois, des questions se posent encore quant à la formation des médecins, ou encore sur la sécurisation des données de santé des patients. En effet, une étude réalisée en 2014 a permis de savoir que de nombreuses failles de sécurité subsistaient encore dans ces divers objets connectés et leurs applications dédiées, notamment le non-cryptage des échanges sur Internet, et l’insuffisance de protection d’accès aux informations personnelles des utilisateurs. Pourtant, les consommateurs fournissent diverses informations importantes, souvent sans le savoir : identité, comportements d’achat, statut social, habitudes alimentaires, sports pratiqués, la position géographique, etc. Ces données, une fois intégrées dans le Big Data, peuvent être utilisées à des fins de différentes natures : usurpation d’identité, publicité ciblée, parmi tant d’autres. Des efforts sont ainsi à mener pour tous les acteurs de la e-santé, notamment dans la définition des dispositifs de sécurisation des données, et dans les conditions d’accès aux données personnelles des patients, ce que font déjà divers organismes comme la CNIL.