Le modèle économique de l’officine en pleine mutation

les pharmaciens d’officineDepuis l’année 2015, le chiffre d’affaires et les marges de l’officine sont clairement en baisse. Face à ces difficultés, les acteurs de ce secteur tentent bien que mal de trouver la solution pour sortir de cette crise. Avec les baisses de prix annoncées par le Comité Economique des Produits de Santé, la mutation du modèle économique officinal s’accélère.

Aujourd’hui, les pharmaciens d’officine ne sont pas rassurés quant à leur avenir. Si l’on se réfère à la dernière enquête de DirectMedica sur « les perspectives de la pharmacie à l’horizon 2025 », 27,7 % des titulaires d’officine ont peur de perdre le monopole officinal. En effet, les circuits de distribution sont désormais nombreux, ce qui a pour effet de donner plus de liberté aux consommateurs en ce qui concerne leurs achats. Toutefois, 10,9 % des pharmaciens seraient prêts à s’orienter davantage vers le bien-être.
Selon la même enquête, 53,3 % des officinaux seraient prêts à adhérer à une enseigne. 20,1 % d’entre eux souhaiteraient s’orienter un peu plus vers les conseils de prévention, et 18,7 % vers le dépistage des maladies chroniques (asthme, diabète). 12,8 % envisage de renforcer leurs coopérations avec les médecins ainsi que leurs liens avec les clients. Par ailleurs, 41,3 % des officinaux sont favorables à la pharmacie digitale : commercialisation en ligne des produits non remboursés ainsi que des produits de parapharmacie. Si 28 % avancent qu’ils veulent donner des conseils en ligne, seuls 15,2 % envisagent de s’engager dans la télémédecine.

Vu les difficultés économiques rencontrées dans le réseau officinal, il est clair que la rémunération des officinaux est à revoir. 44 % pensent qu’elle sera partagée pour 50 % à l’acte et pour 50 % à la marge dégressive lissée. 18,7 % jugent que le paiement à l’acte sera en dessous des 50 %. 11 % estiment qu’ils seront rémunérés à 100 % à l’acte. Les 26 % restants ne se prononcent pas sur le sujet.